En finir avec l'éjaculation prématurée    -  - - -

 

Phénomène réflexe, l'éjaculation accompagne l'orgasme chez l'homme. Or, décider du moment de sa survenue n'est pas toujours une évidence. La sensibilité et l'émotivité ne permettent pas à certains de maîtriser leur excitation sexuelle. Quand parle-t-on d'éjaculation prématurée ou précoce ? Comment surmonter ce trouble ?… Doctissimo répond à toutes vos questions et vous propose même une prise en charge interactive exclusive.

Quand parler d'éjaculation prématurée ?

Les tabous ont longtemps laissé dans l'ombre ce problème pourtant très fréquent. Honteux de ne pas assurer, de ne pas être performants, les éjaculateurs précoces sont souvent réticents à en parler. Pourtant, ce phénomène toucherait 30 à 40 % des hommes. Doctissimo répond à leurs questions.

Tout savoir sur l'éjaculation prématurée

L'éjaculation prématurée n'est pas une maladie à proprement parler, mais un phénomène "réflexe" qui toucherait plus de 30 % des hommes. Quelles en sont les causes ? Est-ce un phénomène fréquent ? Découvrez l'essentiel sur l'éjaculation prématurée.

Les termes "éjaculation précoce" et "éjaculation prématurée" peuvent être employés indifféremment. Ils recouvrent une réalité identique dont nous vous présentons les principales caractéristiques.

Quand parle t-on d'éjaculation prématurée ?

On parle d'éjaculation prématurée quand l'éjaculation survient trop vite. La notion d'un temps minimum n'a pas cours. Qu'elle ait lieu avant la pénétration ou 5 minutes après, le problème est le même, il n'y a pas de contrôle.

"On peut ainsi parler d'éjaculation prématurée lorsque l'orgasme se produit en tant qu'acte réflexe, c'est-à-dire lorsqu'il échappe au contrôle volontaire du sujet une fois que, chez ce dernier, l'excitation sexuelle a atteint une certaine intensité" déclare Helen Kaplan.

Ce n'est pas une maladie

Il ne s'agit pas d'une maladie à proprement parler. L'homme qui éjacule rapidement fonctionne sexuellement bien… même trop bien. Ses réactions sexuelles sont rapides et dans notre monde c'est souvent une qualité d'avoir de bons réflexes. Cependant, la sexualité est une relation à deux et pour partager du plaisir il peut être important de pouvoir retarder le moment de l'orgasme.

Primaire ou secondaire ?

L'éjaculation prématurée peut être :

Mais la distinction n'est pas toujours si facile. Parfois, le moment crucial n'intervient pas trop tôt, sans avoir pour autant le contrôle du réflexe éjaculatoire. Ainsi ces hommes ne s'estiment éjaculateurs prématurés que dans un second temps, lorsque cette belle mécanique n'est plus synchrone. Il ne s'agit pas d'éjaculation secondaire pour autant, car leur manque de contrôle dès le début de leur vie sexuelle permet de les diagnostiquer comme souffrant d'éjaculation prématurée primaire.

Est-ce fréquent ?

Dans l'enquête réalisée en 1992 sur le comportement sexuel des Français*, 37 % des hommes affirment avoir une éjaculation rapide souvent ou parfois.

La plupart des hommes en sont victimes lors de leurs premiers rapports sexuels. Pour une grande majorité d'homme, le contrôle de l'excitation et donc du moment de l'éjaculation va se faire au fil des expériences sexuelles. Pour les autres (30 % environ), il ne sera pas possible.

Pourquoi un homme a une éjaculation rapide ?

Les hommes souffrant d'éjaculation prématurée ont une excitabilité plus importante que les autres, ce qui les empêche d'apprendre par eux même à gérer leur excitation sexuelle. Ils n'arrivent pas à repérer les sensations prémonitoires de l'orgasme, qui sont à la base du contrôle. Pourquoi en est-il ainsi : Causes psychologiques ? Susceptibilité physiologique ?… Actuellement, il reste des interrogations sur ce point. Des recherches ont démontré une action des neurotransmetteurs centraux.

L'atteinte du septième ciel est dépendante du niveau d'excitation sexuelle. Quand on parle de contrôle de l'éjaculation, ce n'est pas tout à fait exact ; en fait, c'est l'excitation sexuelle que l'homme doit maîtriser. Cet apprentissage passe par le repérage des sensations prémonitoires du coït et la maîtrise de l'excitation sexuelle.

Attention à ne pas confondre sensations prémonitoires de l'orgasme et inévitabilité éjaculatoire, moment où le réflexe orgasmique se déclenche. Pour en savoir plus, découvrez notre fiche sur l'éjaculation masculine.

Y a-t-il des facteurs favorisants ?

Le stress favorise l'établissement rapide de l'éjaculation et souvent un cercle vicieux s'instaure : l'homme craint l'échec et cette appréhension favorise l'accident.

La mésentente conjugale ne peut avoir pour origine une éjaculation prématurée. Dans un couple en harmonie, ce problème est accepté sinon le couple prend les moyens de le résoudre. Par contre en cas de crise, ce phénomène est souvent mis sur le devant de la scène, masquant les réels problèmes d'entente du couple.

Dr Agnès Mocquard

* Les comportements sexuels en France : Alfred Spira, Nathalie Bajos et le groupe ACSF, Documentation Française 1993

L'éjaculation prématurée en 10 questions

Les tabous ont longtemps laissé dans l'ombre ce problème pourtant très fréquent. Honteux de ne pas assurer, de ne pas être performants, les hommes éjaculateurs prématurés sont souvent réticents à en parler. Doctissimo répond par avance à leurs questions.    

1 - Qu'appelle-t-on éjaculation prématurée ?

On parle d'éjaculation prématurée quand un homme éjacule trop vite. Mais que veut dire trop vite ? Quelle est la norme ? Est-il question d'un temps minimum, d'un nombre de mouvements de va-et-vient ? En fait, seule l'estimation de l'homme et de sa partenaire est importante : on parle d'éjaculation prématurée si l'éjaculation survient avant que l'un ou l'autre le souhaite. L'éjaculation peut survenir parfois avant même la pénétration vaginale.

Ne pas avoir d'éjaculation prématurée, c'est pouvoir décider du moment de l'éjaculation. C'est avoir la possibilité de retarder le moment de l'orgasme.

2 - Y a-t-il  une différence entre l'éjaculation prématurée et l'éjaculation précoce ?

On utilise indifféremment les deux termes. On peut également dire "éjaculation rapide".

3 - Beaucoup d'hommes souffrent-ils de ce problème ?

Plus d'un homme sur trois est confronté à cette difficulté ! Dans l'enquête sur la sexualité des Français réalisée en 1992, 37 % des hommes affirment avoir une éjaculation rapide souvent ou parfois. Ce chiffre rejoint ceux de la littérature internationale sur ce sujet (36 à 38 %).

4 - Est-ce une maladie ?

Non, ce n'est pas une maladie. Jusqu'ici on ne savait pas exactement pourquoi certains hommes contrôlaient facilement leur éjaculation alors que d'autres ne pouvait y parvenir. Des recherches récentes laissent penser que des neuromédiateurs cérébraux jouent un rôle dans la capacité à retarder le moment de l'éjaculation. Le stress et l'anxiété accélèrent l'éjaculation sans être pour autant les seuls facteurs responsables de l'éjaculation précoce.

5 - Le problème de l'éjaculation prématurée est-il héréditaire ?

Des travaux préliminaires tendent à le démontrer. Mais aujourd'hui aucune étude n'a été publiée sur ce sujet ni pour confirmer ni pour infirmer cette hypothèse.

6 - La circoncision permet-elle de régler le problème de l'éjaculation prématurée ?

On l'a longtemps pensé mais aujourd'hui on sait que la circoncision ne change rien à l'éjaculation prématurée. L'idée était sans doute de diminuer la sensibilité du gland ; cette moindre excitabilité devant freiner la survenue de l'éjaculation. En fait, il y a autant d'éjaculateurs prématurées chez les hommes circoncis que chez les autres.

7 - Existe-t-il des médicaments permettant de traiter ce problème ?

Oui, certains antidépresseurs ont démontré leur efficacité pour retarder le moment de l'éjaculation. Mais s'ils permettent de traiter le symptôme, ils ne traitent pas la cause de l'éjaculation prématurée. C'est pourquoi dès lors que le traitement est arrêté, le problème revient. Certains hommes trouvent l'effet de ces médicaments insuffisants, le rapport sexuel leur paraissant toujours trop court. Il faut savoir que ces médicaments ne font que retarder de peu l'éjaculation.  Le médicament le plus utilisé actuellement est le Deroxat®.

8 - Y a-t-il des "petits trucs" permettant de retarder l'éjaculation ? Faut-il penser à autre chose ? Se masturber avant le rapport sexuel ? Enchaîner un deuxième rapport ou respirer d'une certaine manière ?

Tous ces trucs peuvent marcher mais ils ont leurs limites. Penser à autre chose permet de diminuer l'excitation sexuelle et de retarder le moment de l'éjaculation. Mais s'il n'y a plus d'excitation sexuelle c'est aussi l'érection qui risque d'en souffrir et sans érection… le rapport sexuel risque également d'être interrompu prématurément !  Avoir le rapport sexuel après une première éjaculation (soit par la masturbation, soit par un rapport sexuel) est une solution possible à condition d'être jeune… En effet, il ne faut pas oublier que les hommes ont une période réfractaire. Cette période n'est que de 5 à 30 minutes vers 20 ans, mais augmente avec l'âge. Il arrive un moment où il faudrait attendre 2 à 3 heures pour qu'une nouvelle érection soit possible !

9 - Existe-t-il d'autres thérapeutiques que des médicaments pour régler ce problème ?

Oui et les méthodes d'apprentissage du contrôle de l'éjaculation ont fait leur preuve. Mais cela demande de la persévérance et la répétition d'exercices avec une partenaire. Moyennant un bon entraînement, les échecs sont très rares. Attention, certaines méthodes vulgarisées sont incomplètes ; le fait de serrer la verge lors du rapport sexuel (le squeeze), par exemple, n'a jamais permis de traiter l'éjaculation rapide. Doctissimo vous propose un programme interactif qui vous permettra de repérer les sensations prémonitoires à l'orgasme et de maîtriser le contrôle de votre éjaculation. Mais si vous souhaitez disposer d'un suivi plus personnalisé, n'hésitez pas à consulter un sexologue.

10 - Une femme peut-elle accepter de vivre avec un homme victime d'éjaculation précoce ?

Bien sûr ! Si l'on considère le pourcentage d'hommes souffrant de ce problème, de nombreuses femmes y sont également confrontées. Beaucoup de couples ont appris à vivre avec. Il existe de multiples façons de se donner du plaisir, le coït n'étant qu'un de ceux-ci. Et n'oublions pas que les femmes comme les hommes ne choisissent pas leur partenaire sur le seul critère de leurs performances sexuelles !

Chez l'homme, l'orgasme est accompagné de l'éjaculation. Cette émission du sperme par le méat de l'urètre (orifice situé à l'extrémité de la verge) est un processus réflexe qui se produit lorsque l'excitation sexuelle dépasse un certain seuil.

Elle s'accomplit en deux phases intimement liées :

Lors de la puberté, les premières éjaculations peuvent avoir lieu sans émission de sperme, sa production n'étant pas encore fonctionnelle.

Pendant le sommeil, elle peut se produire ; on appelle parfois ce phénomène émission nocturne ou pollution nocturne. Ces incidents ont surtout lieu au moment de l'adolescence mais également à l'âge adulte, de manière plus ou moins régulière. Ils sont considérés comme normaux. L'éjaculation nocturne ne correspond pas toujours à un rêve érotique. Enfin, il n'y a pas de corrélation entre l'abstinence sexuelle et leur fréquence.

Un handicap pour une relation ?

 

Appréhension, peur de décevoir… l'éjaculation prématurée peut handicaper une histoire sentimentale dès la rencontre. Dans quelle mesure ce trouble constitue-t-il un handicap à une relation amoureuse ? Mais la pénétration n'est pas le seul chemin vers un plaisir réciproque. Enfin, une mise en perspective historique permet de noter que ce phénomène n'a pas toujours été qualifié de trouble, bien au contraire.

 

Peut-on vivre une sexualité harmonieuse
malgré l'éjaculation rapide ?

La sexualité est une activité de volupté et de jeu, dont la finalité est la jouissance - la procréation étant plus aléatoire. Le plaisir pour l'homme comme pour la femme peut s'obtenir de mille et une manières, alors pourquoi l'incapacité à faire durer la pénétration vaginale serait-elle considérée dans nos sociétés comme un problème ?

L'éjaculation rapide n'est pas une maladie. Au contraire, elle est le signe d'une très bonne réaction physiologique à l'excitation sexuelle. A d'autres époques, ce phénomène n'était pas considéré comme un problème. Pourquoi aujourd'hui l'éjaculation rapide est-elle alors envisagée comme un handicap et non un signe de bonne santé, de bonne réactivité ? La libération des moeurs sexuelles avec les revendications légitimes des femmes sur leur droit au plaisir, aurait-elle fait de la durée minimale du coït une obligation ?

Une sexualité au service de la sensualité

L'homme qui éjacule rapidement se laisse aller à son émotion et à ses sensations. Ce manque de maîtrise ne correspond pas au stéréotype d'un homme fort, qui assure en toute situation. Bien que l'image machiste latine ait évoluée, elle reste ancrée dans les têtes.
La sexualité peut cependant s'envisager sans la pénétration vaginale ou en lui laissant une place secondaire. L'ensemble des caresses, ce qui s'appelle communément les préliminaires amoureux, peuvent devenir le centre de la sexualité. L'orgasme peut s'obtenir pour l'homme, comme pour la femme par des attouchements. Beaucoup de couples adhèrent à cette sexualité non centrée sur la pénétration, par choix ou pour vivre sereinement avec une éjaculation précoce. Les hommes ont parfois peur que leur femme les compare à des partenaires antérieurs sur la durée des rapports sexuels. Mais la comparaison pourrait porter sur les caresses prodiguées avec plus ou moins de tact et de sensualité et là, tout le monde peut être gagnant !

L'inventivité au service du plaisir

Ainsi, inverser le schéma classique, faire des "préliminaires" le moment fort de la sexualité et la pénétration vaginale un moment parmi les autres voire la laisser de côté, ne pas en faire un passage obligé, permettra au couple de réinventer sa sexualité.

Pour beaucoup de femme, le plaisir s'établit plus facilement et plus intensément par les stimulations du clitoris et même du vagin avec les doigts ou la langue. Les hommes aussi sont friands des caresses buccales. Un godemiché peut également être utilisé dans les jeux sexuels.
Chacun donne et reçoit. Qu'importe qui, de l'homme ou de la femme, connaît le premier la jouissance : l'autre sera attentif, ensuite, à poursuivre ses caresses pour qu'advienne l'orgasme de son partenaire.

L'éjaculation prématurée :
un handicap pour une rencontre amoureuse ?

Les hommes souffrant d'éjaculation prématurée ont parfois des difficultés à se projeter, à s'imaginer dans une histoire amoureuse. Trop souvent, leurs pensées les projettent dès la rencontre dans l'échec de la relation sexuelle et la déception de sa partenaire… Partant perdant, il renonce avant d'avoir essayé. Pourtant, la situation est loin d'être aussi noire.

 

L'éjaculation prématurée :
un handicap pour une rencontre amoureuse ?

Les hommes souffrant d'éjaculation prématurée ont parfois des difficultés à se projeter, à s'imaginer dans une histoire amoureuse. Trop souvent, leurs pensées les projettent dès la rencontre dans l'échec de la relation sexuelle et la déception de sa partenaire… Partant perdant, il renonce avant d'avoir essayé. Pourtant, la situation est loin d'être aussi noire.

Vivre au présent permet les rencontres. De quelques instants, de quelques jours ou de toute une vie, personne ne peut le prédire. Encore faut-il pouvoir s'accepter soi-même avec ses imperfections.

Pas à l'origine de rupture

L'éjaculation prématurée ne peut être responsable à elle seule de la rupture au sein d'un couple. Dans une relation uniquement basée sur la sexualité, elle sera parfois un obstacle. Surtout si la femme recherche un plaisir vaginal et uniquement ce plaisir-là. Mais peu de femmes sont dans ce cas. Leur capacité de jouissance passe autant par le clitoris et les caresses que par un rapport sexuel.

Pour une femme, comme pour un homme, le charme d'une rencontre est constitué d'un ensemble d'éléments : la façon d'être de l'autre, le souvenir conscient ou non d'une personne connue, les centres d'intérêts communs, la découverte d'un monde différent ou d'une façon de voir la vie, l'intérêt que l'autre vous porte. Les histoires d'amour naissent de tout cela. Le fait que l'autre présente un défaut ne sera problématique que si le lien ne peut se faire.

Lorsqu'une relation amoureuse s'est installée entre deux personnes, l'éjaculation prématurée ne peut être un obstacle à la poursuite de leur idylle. Bien sûr, ce problème constituera peut-être une frustration, mais celle-ci pourra être compensée par beaucoup de caresses et d'attention au plaisir de l'autre. D'autant qu'un traitement est toujours possible. Le nouveau couple pourra résoudre ensemble ce problème ; leur sexualité relationnelle en sera renforcée.

Un prétexte plus qu'un problème

Malgré toutes ces réassurances, il est parfois difficile de sortir de l'impasse : l'homme se vit comme indigne de l'intérêt d'une femme à cause de son éjaculation rapide. C'est souvent l'arbre qui cache la forêt : l'éjaculation est le problème mis en avant car il apparaît comme évident, alors que d'autres problématiques moins avouables, moins repérables sont pourtant responsables de l'échec relationnel : timidité, peur des femmes, manque de confiance en soi… Il faudra regarder en face tous ces problèmes et peut-être choisir l'aide d'un thérapeute pour les affronter.

L'éjaculation prématurée ne peut être un obstacle pour une rencontre amoureuse. Elle peut parfois prendre sa place dans les confidences que le couple échange pour mieux se connaître. Sans nier son désagrément il n'est pas juste d'en faire une montagne insurmontable.

L'éjaculation prématurée dans l'histoire

Médias, médecins, psychologues… Tout le monde parle de l'éjaculation prématurée et nous finissons donc par être persuadés qu'il s'agit là d'un trouble objectif, d'un réel défaut de fonctionnement. Qu'en est-il réellement ? Cette perception est-elle nouvelle ? Une mise en perspective historique apparaît judicieuse.

D'un point de vue physiologique, le fait qu'une fonction du corps se réalise efficacement et rapidement est un signe de bon état de l'organisme et non l'indice d'un défaut ou d'une maladie. Mais une fois libérée de la seule procréation, la sexualité humaine devient une des sources possibles de plaisir. Devenus un jeu en soi, les rapports charnels peuvent gagnés en intensité par la durée de ce jeu. De là à ce que tous considèrent la prolongation du jeu comme un impératif…

Chez les primates : une rapidité extrême

Nos cousins primates, dont certains consacrent du temps à leur sexualité, ont exploré un grand nombre de jeux sexuels mais ne semblent pas intéressés par les sensations liées au prolongement de la durée d'intromission : même chez les bonobos, un coït n'excède pas quinze à vingt secondes. Les mâles de cette espèce prennent pourtant en considération le plaisir de leur partenaire puisqu'ils règlent leurs mouvements sur les réactions de la femelle et interrompent le rapport si la guenon ne s'excite pas. Par ailleurs, les femelles bonobos passent de longues minutes à se caresser le clitoris et à se frotter mutuellement la vulve.

Une rapidité "virile"

Dans l'Histoire, celle des hommes cette fois-ci, on trouve aux quatre coins du globe, et à toutes les époques, une relation entre la virilité et la rapidité d'éjaculation, signe de bonne santé et de capacité reproductrice. Des concours entre mâles, visant à désigner celui qui est capable d'éjaculer le plus vite ont existé ici et là. On n'a par contre jamais mis en évidence des joutes au cours desquelles le plus lent serait le vainqueur. La durée du rapport n'a donc été, pendant des millénaires, qu'une affaire de goût privé, propre à tel individu ou tel couple, affaire dont l'écho ne transparaît pas dans les documents qui subsistent de ces époques. Dans l'histoire, le seul groupe social un peu important à avoir recherché la maîtrise de l'éjaculation est celui des riches Chinois capables d'entretenir plusieurs femmes. Celles-ci pouvaient en effet obtenir le divorce si elles n'étaient pas comblées.

 

Des solutions existent !

Symptôme un peu à part en sexologie, l'éjaculation prématurée peut se résoudre par une rééducation, un apprentissage du contrôle de l'éjaculation. L'homme devra simplement repérer l'imminence de l'orgasme et maîtriser son excitation pour ne pas l'atteindre trop rapidement. Des petits trucs aux vraies méthodes, zoom sur les traitements.

Comment contrôler son éjaculation ?

Sans parler des poudres de perlimpinpin ou des remèdes miracles totalement inefficaces, Doctissimo passe en revue les différentes techniques et conseils pour mieux lutter contre l'éjaculation précoce. Des petits trucs aux véritables méthodes, découvrez comment rester maître de votre plaisir.

Près d'un homme sur trois serait victime d'éjaculation prématurée ou éjaculation précoce. Si certains troubles s'améliorent avec le temps, ce n'est pas toujours le cas… Alors sachez réagir !

La sagesse vient avec l'âge… mais pas toujours

Lors des premiers rapports sexuels, il n'est pas rare d'être surpris par la précocité de l'orgasme. L'appétit sexuel des premiers temps est parfois tel que l'imminence orgasmique n'est pas toujours perceptible. Mais avec l'âge, l'homme peut apprendre à mieux se contrôler et sentir les prémices du point de non-retour.

Cependant, chez certains, le problème peut demeurer ou l'amélioration n'est guère concluante, passant de deux à trois minutes par exemple… Dans tous ces cas, il n'est pas nécessaire d'attendre pour trouver une véritable solution.

L'effet "belle-mère"

Connu sous l'effet "eau froide" ou "belle mère", cette méthode a été immortalisée dans le film "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe" de Woody Allen. Elle consiste à penser à une chose anti-érotique par excellence pour retarder la réaction orgasmique.

Outre l'efficacité toute relative de cette technique (pas toujours facile en pleine passion de se focaliser sur le dernier reportage d'Histoires Naturelles sur les habitudes alimentaires des sangliers), elle risque de transformer le rapport sexuel en travail laborieux. De plus, la partenaire peut avoir l'impression que vous établissez une barrière avec elle.

Faut-il prendre les choses en main ?

Certains recommandent de se masturber en prévision d'un rapport sexuel, en vue de réduire leur excitation au moment crucial. Outre les désagréments assez rares évoqués dans le film "Mary à tout prix", il n'est pas toujours facile de recourir à cette méthode en fonction de l'environnement. Enfin, un imprévu peut précipiter le moment du rapport sexuel alors même que l'homme vient de se masturber… Mieux vaut ainsi ne pas systématiser cette pratique et lui préférer un véritable contrôle de l'éjaculation.

Varier les plaisirs et les positions

Selon certains hommes, quelques positions sexuelles leur permettent d'avoir un meilleur contrôle de l'imminence orgasmique. La tension musculaire aurait pour effet de précipiter l'orgasme chez les éjaculateurs précoces, ainsi on comprend que les positions comme le missionnaire ou d'autres plus acrobatiques sont peu recommandées. La plus appropriée est sans aucun doute la position d'Andromaque. Mais cette solution risque de devenir rapidement bien monotone…

Les préservatifs retardants

Depuis quelques mois, des préservatifs retardants apparaissent sur le marché. Bien que ne ciblant pas uniquement les hommes victimes d'éjaculation prématurée, ils peuvent parfois constituer une aide. Diverses solutions sont désormais proposées par les fabricants :

Les médicaments traitent le symptôme, pas la cause

Certains antidépresseurs permettent de retarder le moment de l'éjaculation. Mais il s'agit-là d'un traitement symptomatique qui ne prend pas en charge la cause du trouble. Ainsi, dès l'arrêt de la prise des produits, le problème revient. Enfin, leur efficacité n'est pas garantie et pour certains hommes, le rapport sexuel reste trop court. Le médicament le plus utilisé actuellement est le Deroxat®.

Les méthodes héritées des travaux de Masters et Johnson

Différentes méthodes permettent de mieux contrôler l'arrivée de l'éjaculation. Chacune d'elle amène l'homme à repérer les sensations d'alerte de l'orgasme et ainsi de mieux maîtriser son excitation sexuelle. La plupart des ces solutions sont issues des travaux de Masters et Johnson, deux sexologues américains qui, dans les années 1960, ont mis au point des méthodes spécifiques de traitement des troubles sexuels.

Il s'agit ainsi des méthodes "start and stop" ou "Masters et Jonhson" qui reposent toutes deux sur un travail à deux. En excitant progressivement l'homme, la femme restera à son écoute afin de ne pas atteindre le point de non-retour. Quand l'homme demande la fin des stimulations, les sexologues américains recommandent une pression (baptisée squeeze) du frein du pénis, qui se poursuivra jusqu'à ce que l'homme ne ressente plus l'imminence de l'éjaculation.

Le traitement de l'éjaculation prématurée

Depuis toujours les hommes affectés par ce problème ont tenté d'apprendre à contrôler leur éjaculation. Aujourd'hui certaines méthodes fait leur preuve mais elles demandent un effort important du couple. Des traitements médicamenteux sont également disponibles depuis peu.

Des méthodes permettent l'apprentissage du contrôle de l'éjaculation. Il est question pour l'homme de repérer les sensations prémonitoires de l'orgasme et de maîtriser son excitation sexuelle. La plupart des ces méthodes sont issues des travaux de Masters et Johnson, deux américains qui dans les années 60 ont étudié la sexualité humaine et ont mis au point des méthodes spécifiques de traitement des troubles sexuels.

La rééducation du contrôle de l'éjaculation

Des médicaments pour l'éjaculation prématurée

Certains médicaments ont le pouvoir de ralentir l'établissement du réflexe de l'éjaculation (comme l'alcool d'ailleurs, qui est bien connu pour ralentir les réflexes). Leur inconvénient principal est qu'ils ne traitent pas réellement le problème. C'est une béquille, l'arrêt du médicament voit le retour de l'éjaculation rapide. De plus pour certains, le gain de temps reste faible (le rapport sexuel dure trois minutes au lieu d'une...).

D'autres traitements

D'autres méthodes sont parfois utilisées, seules ou associés à l'apprentissage : la relaxation, l'hypnose, la sophrologie ou la psychothérapie.

Rappelons que contrairement à certaines idées reçues, la circoncision n'a jamais traité l'éjaculation prématurée. Les petits trucs comme penser à autre chose de non excitant pendant la relation sexuelle, vouloir être indifférent à la situation excitante qui se déroule, ne peuvent que gâcher les rencontres sexuelles, avec le risque que l'excitation baisse vraiment au point de faire disparaître l'érection.

Conseils pour résoudre le problème
d'une éjaculation rapide seul

L'éjaculation prématurée se produit lors des rencontres sexuelles avec un partenaire et de ce fait il est difficile de modifier ce comportement en dehors de cette situation. Malgré tout si vous êtes seul et que vous désirez commencer votre apprentissage du contrôle de l'éjaculation vous pouvez suivre les conseils suivants.

Lors de la masturbation prenez l'habitude de ménager des arrêts dans la montée de l'excitation, le moment de l'éjaculation sera repoussée. Vous repérerez les sensations prémonitoires de l'orgasme, c'est-à-dire le moment où vous devrez vous arrêter pour ne pas enclencher le réflexe éjaculatoire.

Ce ne sera qu'un début pour vous mais cette étape vous aidera ensuite. Lors du rapport sexuel l'excitation est fréquemment supérieure et sans doute différente de celle de la masturbation. Vous saurez donc vous contrôler seul, il vous restera à apprendre à le faire lors de l'acte sexuel avec votre partenaire.

Vous pouvez également apprendre à vous détendre et à mieux sentir votre corps. Certaines démarches comme la relaxation, la sophrologie ou le yoga sont des supports intéressants.

Conseils pour résoudre en couple le problème
d'une éjaculation rapide

Découvrez les secrets d'une méthode qui fonctionne ! Attention, le chemin vers la maîtrise orgasmique n'est pas toujours facile mais il pourra très certainement résoudre vos problèmes d'éjaculation prématurée. Chaque étape est importante, n'en négligez aucune. Pour mieux vous y préparer, n'hésitez pas à suivre notre méthode en ligne.

Cette méthode a fait ses preuves mais ce n'est pas la seule. La difficulté de cette démarche est la rigueur ; il faut accepter, pendant quelques semaines ou quelques mois (cela dépend du temps que l'on peut y consacrer), de limiter les échanges sexuels, et même au début de ne plus avoir de rapports sexuels. Il est question de changer les habitudes et en particulier celle d'éjaculer rapidement, chaque étape est importante, il ne faut pas vouloir aller trop vite...

Première expérience : Redécouvrir son corps

Ce premier exercice a pour but de favoriser la détente et la capacité de concentrations sur ses sensations.

Vous allez prendre le temps de vous caresser mutuellement sur l'ensemble du corps sans caresses sexuelles, ni rapports sexuels. Des caresses, des baisers, des massages désintéressés, le seul but est de sentir son corps et de se détendre. L'un est actif, l'autre passif. Bien sûr ces expériences sont importantes pour l'apprentissage de l'homme mais dans tous les cas, l'échange sera respecté. La partenaire appréciera sûrement ces caresses.

Cette expérience est frustrante car limitée, elle ne permet pas d'atteindre l'orgasme, mais cette phase de la rééducation est primordiale : l'homme doit sentir que son excitation peut monter et également descendre.

Cette expérience doit être réalisée trois à quatre fois avant de passer à la deuxième étape.

Deuxième expérience : Détecter l'imminence orgasmique

L'objectif cette fois-ci est le repérage des sensations prémonitoires de l'orgasme.

L'homme est allongé sur le dos. La femme stimule le sexe de son partenaire. L'homme doit se concentrer sur les sensations induites par ces caresses. Quand il sent les sensations annonciatrices de l'orgasme, il donne un signal à sa compagne qui arrête à ce moment de le stimuler. Attention à ne pas confondre le point de non-retour qui marque le début du déclenchement du réflexe éjaculatoire (le point d'inévitabilité) et les sensations prémonitoires annonçant la venue de ce seuil.

La femme décide du nombre d'arrêts et donc du moment de l'éjaculation. Cette expérience est considérée comme réussie si l'éjaculation a bien lieu lorsqu'elle le décide.

Par des caresses sur le corps, puis sexuelles, l'homme stimule ensuite sa partenaire pour l'amener à l'orgasme.

Faire quatre à cinq expériences réussies.

Troisième expérience : Start and stop

La phase suivante est très proche de la précédente. Cette fois, c'est par son vagin que la femme stimule la verge.

L'expérience commence par des caresses non sexuelles mutuelles et se poursuit par une pénétration. L'homme et la femme doivent arriver à un état d'excitation permettant la pénétration vaginale (érection pour l'homme, lubrification pour la femme).

C'est la femme qui réalise la pénétration. L'homme est allongé sur le dos, la femme à califourchon sur lui. L'homme est passif. Juste après la pénétration, elle ménage un temps d'arrêt. Puis elle a des mouvements de bassin.

De même que précédemment, lorsque l'homme indique par un signal l'arrivée des sensations prémonitoires, les mouvements de bassin de la femme s'arrêtent et reprennent ensuite au nouveau signal. C'est également la partenaire qui décide du moment de l'éjaculation en poursuivant les mouvements à un moment de son choix. Elle fera trois à six arrêts. Dans cette expérience, la durée ne compte pas. Ce qui compte c'est le repérage des sensations prémonitoires et le fait de pouvoir s'arrêter à ce seuil.

Lors de cette expérience, la partenaire pourra peut être avoir une jouissance mais elle doit surtout se concentrer sur l'apprentissage de son compagnon. Il n'oubliera pas ensuite de lui prodiguer des caresses pour la mener à l'orgasme.

Faire cinq à six fois cette expérience.

Quatrième expérience : Un dernier effort

A ce stade, il est donc possible à l'homme de ménager des arrêts dans un rapport sexuel. Il doit maintenant s'exercer à le faire dans toutes les positions. Commencer par les positions latérales, où le contrôle est en général plus facile que dans la position où l'homme est sur la femme.

La rigueur est importante : l'homme doit aborder toute rencontre sexuelle avec l'idée de ne pas se laisser aller rapidement à l'éjaculation et donc de ménager des arrêts.

Retour à une sexualité à votre guise

Peu à peu, les arrêts pourront se transformer en changement du rythme des mouvements ou d'autres modifications, sans interrompre le rapport sexuel.

Que peut vous proposer un sexologue ?

Il aura fallu attendre les années 70 pour que les troubles sexuels soient l'objet de recherches et des traitements enfin proposés. Reconnue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé sexuelle fait aujourd'hui partie intégrante du bien-être auquel chaque individu a droit.

Troubles du désir et du plaisir, éjaculation prématurée ou retardée, troubles de l'érection et vaginisme sont les troubles sexuels les plus fréquents. Consulter un sexologue permet d'en déterminer l'origine. Lors de la première consultation, le patient expose son problème. Une écoute attentive et un examen clinique (si nécessaire) permettront au sexologue d'expliquer ce qu'il peut proposer comme bilan (si besoin est) ou comme démarche thérapeutique.

Les sexotherapies

Elles sont l'apanage des sexologues. Elles peuvent traiter l'ensemble des troubles sexuels dont la cause n'est pas organique. Ce sont des thérapies de couple centrées sur la sexualité. Des études ont démontré un taux d'efficacité des sexothérapies de 70 % dans les troubles sexuels.

La chirurgie

Pour certains troubles dont l'étiologie est organique, le sexologue vous orientera vers un chirurgien. Une intervention pourra être envisagée en cas de malformation congénitale ou acquise, de la verge ou du vagin ; de pathologies des artères irriguant la verge ou pour la pose d'une prothèse pénienne semi-rigide ou gonflable.

Les médicaments

Aujourd'hui des nombreux médicaments ont fait leur preuve dans le traitement des troubles de l'érection. Des injections intra-caverneuses (directement dans la verge) peuvent être prescrits aux patients ne répondant pas aux traitements classiques.

Pour traiter les patients souffrant d'éjaculation précoce des antidépresseurs peuvent être prescrits afin de retarder le moment de l'éjaculation (70 à 100 % d'efficacité selon les médicaments).

Des traitements médicamenteux peuvent également être indiqués pour traiter un problème à l'origine du troubles sexuels : une dépression nerveuse ou des troubles hormonaux.

Les psychothérapies individuelles et les thérapies de couple

Les sexologues ont aussi à leur disposition tout l'éventail des psychothérapies, des thérapies de couple, de la psychanalyse aux thérapies comportementales, en passant par l'hypnose, les psychothérapies d'inspiration psychanalytiques et la relaxation. Chaque sexologue emploie l'une ou l'autre de ses méthodes, par formation ou par conviction. Ces psychothérapies ne sont pas consacrées qu'à la résolution des symptômes sexuels, elles permettent, en général, d'aborder l'ensemble des troubles psychologiques de la personne.

Un antirides contre l'éjaculation prématurée

Quelle sera la prochaine pilule qu'on s'arrache sous la couette ? Mieux que les inducteurs d'érection, le prochain médicament promis à un marché juteux pourrait guérir l'éjaculation prématurée. Un médicament et un antirides apparaissent prometteurs. Découvrez ces résultats sans attendre.

Honteux de ne pas "assurer", les éjaculateurs précoces sont souvent réticents à en parler. Face à ce trouble fréquent mais encore tabou, aucun médicament au monde n'est autorisé sur le marché. Mais des chercheurs à la pointe proposent de nouveaux traitements. Les victimes verront-elles bientôt le bout du tunnel ?

Les premiers seront les derniers...

Qu'entend-on par "éjaculation prématurée" ou "éjaculation précoce" ? Ces deux termes recouvrent la survenue trop rapide de l'éjaculation. Mais combien de temps doit durer un "rapport normal" ? Pas besoin de sortir le chronomètre, la principale définition de ce trouble est l'absence de contrôle. "On peut parler d'éjaculation prématurée lorsque l'orgasme se produit en tant qu'acte réflexe, c'est-à-dire lorsqu'il échappe au contrôle volontaire du sujet une fois que, chez ce dernier, l'excitation sexuelle a atteint une certaine intensité" déclare Helen Kaplan, médecin sexologue américain.
Ce phénomène est loin d'être rare puisqu'il concernerait près d'un homme sur trois ! Dans l'enquête sur la sexualité des Français réalisée en 19921, pas moins de 37 % des hommes affirmaient avoir une éjaculation rapide "souvent" ou "parfois". Et dans ce domaine le french lover n'a pas à rougir, puisque des proportions analogues sont retrouvées dans la plupart des pays.
Objet de sarcasmes des conversations masculines, ce problème peut altérer la sexualité mais également la qualité de vie dans son ensemble2,3, tout comme les troubles de l'érection.
Excitabilité trop importante, absence de sensations prémonitoires de l'orgasme… Les causes psychologiques ou physiologiques sont pour la plupart mystérieuses. Mais plusieurs recherches ont pointé la responsabilité des neurotransmetteurs centraux.

Une menthe pour l'amante…

Ce rôle du cerveau est d'ailleurs mis en lumière par l'efficacité des antidépresseurs chez certains patients. En effet, certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine permettent de traiter le symptôme mais pas la cause4,5. Résultat : dès l'arrêt du traitement, l'éjaculation prématurée repart de plus belle.

Plusieurs études ont évoqué un possible effet des inhibiteurs de la phosphodiestérase 5 (des médicaments déjà au coeur du traitement des troubles de l'érection), seuls ou en complément des antidépresseurs6,7.
Mais une récente annonce pourrait révolutionner la prise en charge de l'éjaculation prématurée. En effet, depuis quelques années, la compagnie Enhance Biotech® a un médicament "dans le pipe". Et selon l'annonce faite dans le journal américain Chemistry & Industry Magazine8, les résultats seraient prometteurs. Comportant moins d'effets secondaires que les antidépresseurs, le composé baptisé LI 301 combinerait des propriétés "retardantes" à un effet désensibilisant. Cerise sur le gâteau, ce médicament serait parfumée à la menthe !
Très optimistes, les responsables de la compagnie américaine tablent sur une commercialisation dès 2007. Des annonces qui interviennent alors qu'aucune étude d'efficacité n'a été actuellement publiée dans des revues scientifiques… Mais peut-on les accuser de précipitations ?

Des injections qui dérident les éjaculateurs précoces

Des chercheurs coréens avancent de leur côté une solution inédite, qui pourraient dérider les victimes d'éjaculation précoce9. Au coeur de leur prise en charge, l'acide hyaluronique. Déjà utilisé en rhumatologie, ce composé est surtout connu pour ses vertus esthétiques de comblement des sillons d'expression et des rides. Ces injections ne requièrent pas de test d'allergie mais leur effet est transitoire et dure en moyenne entre six et huit mois.
Face à l'éjaculation, ces propriétés sont utilisées de manière originale. Des injections permettent d'augmenter le volume du gland et, par la même occasion, d'en réduire la sensibilité. Testée sur 139 hommes suivis pendant 6 mois, cette technique s'est révélée efficace et sûre. Les paramètres de satisfaction des hommes traités (80 %), de l'augmentation du temps avant éjaculation (de 96 secondes à 282 secondes) et du périmètre du gland (de 8,95 cm à 11,67 cm) en témoignent… tout comme la satisfaction des partenaires (66 %).

Bien que la persistance des effets sur le long terme reste à évaluer, les auteurs soulignent que ce traitement permettrait de ne pas connaître la résurgence du problème dès la fin de la prise en charge (comme c'est le cas lors de la prise en charge médicamenteuse).

Pensez aux méthodes d'apprentissage

Certaines méthodes d'apprentissage du contrôle de l'éjaculation donnent de bons résultats. Avec un peu de persévérance, la répétition de quelques exercices en couple permettent de lutter contre l'éjaculation prématurée.

Doctissimo vous propose un programme interactif qui vous permettra de repérer les sensations prémonitoires à l'orgasme et de maîtriser le contrôle de votre éjaculation. Si vous souhaitez disposer d'un suivi plus personnalisé, n'hésitez pas à consulter un sexologue.

David Bême

1 - Les comportements sexuels en France : Alfred Spira, Nathalie Bajos et le groupe ACSF, Documentation Française 1993
2 - J Sex Marital Ther. 2003 Oct-Dec;29(5):361-70.
3 - J Sex Marital Ther. 1997 Winter;23(4):276-90.
4 - Drugs. 2004;64(1):13-26.
5 - J Clin Psychopharmacol. 1999 Feb;19(1):67-85.
6 – Urology. 2003 Jan;61(1):197-200.
7 - J Urol. 2002 Dec;168(6):2486-9.
8 - Chemistry & Industry Magazine – 17 février 2004 - Issue No 4 - Page 8
9 – Int J Impot Res.2004 Mar 25

Un anneau en caoutchouc contre l'éjaculation prématurée

Un simple anneau de plastique pourrait transformer la vie des personnes souffrant d'éjaculation prématurée. Selon des psychiatres britanniques, ce simple ustensile en latex leur permettrait de multiplier par cinq à six fois la durée de leurs ébats. Selon de précédentes études, ce problème ne toucherait pas moins de 29 % des hommes de 18 à 55 ans.

Présentés lors du congrès annuel du Royal College of Psychiatrists, ces résultats n'ont cependant été obtenus que chez très peu d'individus. Les hommes ont été recrutés par l'intermédiaire d'une annonce dans un journal local. Après un entretien initial de 45 minutes, six entrevues de suivi ont été programmées. La "prescription" assez simple exigeait de mettre l'anneau autour du pénis pendant une demi-heure par jour. Les recommandations étaient accompagnées d'une exigence : faire l'amour au moins trois fois par semaine, avec une partenaire ou en se masturbant.

L'hypothèse des chercheurs est simple : l'éjaculation prématurée est principalement due à une hypersensibilité du pénis, et une augmentation (plutôt qu'une diminution) des stimulations pourrait aboutir à une accoutumance, retardant ainsi l'éjaculation.

Résultats : les patients dont les rapports sexuels excédaient difficilement une minute ont pu satisfaire leurs partenaires pendant près de 12 minutes. Bien qu'il ne s'agisse pas là d'un marathon de l'amour, ces nouvelles "prouesses" ont permis aux patients de retrouver de l'intérêt aux relations sexuelles et d'augmenter leur fréquence.

 

Comment traiter une éjaculation précoce ou prématurée

De la physiologie de l'éjaculation, il en découle que le traitement de l'éjaculation précoce s'appliquera à la phase pré expulsive de l'éjaculation.

Il faudra apprendre :

Le traitement comportemental , non médical, que j'ai conçu pour vous est à base d'exercices, précis dans les moindres détails. Ces exercices, de difficultés progressivement croissantes, vous permettront, à votre rythme, étape par étape, d'aboutir à un contrôle de votre tension émotionnelle et de votre excitation. Vous apprendrez à faire durer longtemps cette période d'excitation qui précède le déclenchement du réflexe éjaculatoire.

Ainsi, progressivement, cette maîtrise de vous même vous permettra de décider du moment choisi pour éjaculer, en harmonie avec le plaisir de votre partenaire.

Définition de l'éjaculation précoce ou de l'éjaculation prématurée

De nombreuses définitions ont été données mais celle qui me paraît être la meilleure actuellement est la suivante : il y a EJACULATION PRECOCE ou Ejaculation prématurée lorsque l'homme ne peut pas contrôler durablement son excitation car son éjaculation survient involontairement.

La notion essentielle dans cette définition est le terme "involontairement". En effet, l'éjaculateur précoce ne peut pas décider volontairement du moment de son éjaculation.

En consultation de sexologie, les hommes qui souffrent d'une EJACULATION PRECOCE ou d'une EJACULATION PREMATUREE disent éjaculer après un peu moins d'une vingtaine de va et vient.

Causes de l'éjaculation précoce ou de l'éjaculation prématurée

Les principales causes de l' EJACULATION PRECOCE sont essentiellement d'origines psycho-comportementales :

- Soit une mauvaise habitude de masturbation, durant l'adolescence, ayant pour seul but d'évacuer très rapidement une tension sexuelle, sans faire durer ni apprécier le plaisir qui précède le réflexe éjaculatoire.

- Soit une très forte tension émotionnelle incontrôlable lors des rapports sexuelles.

- Soit le stress, la peur de l'échec, la peur de ne pas être performant, l'anxiété, la fatigue.

- Soit enfin, un conflit relationnel avec la partenaire. L'éjaculation précoce, ou éjaculation prématurée, sera l'expression de l'agressivité du partenaire masculin vis à vis de sa partenaire.

Ce qu'il faut bien savoir, c'est qu'une ÉJACULATION PRÉCOCE, qui survient d'abord épisodiquement, risque fort de se reproduire de plus en plus souvent et, ensuite, de se répéter à chaque rapport. En effet, dés qu'une éjaculation précoce se reproduit à plusieurs reprises consécutives, la peur de l'échec et le stress seront, à eux seuls, responsables d'une éjaculation précoce ou prématurée répétitive et durable.

Les causes organiques d'une EJACULATION PRECOCE ou PREMATUREE sont très rares : au cours d'une infection urinaire, une éjaculation prématurée passagère est fréquente. Les hommes qui présentent un phimosis (impossibilité de découvrir le gland) souffrent aussi, très souvent, d' EJACULATION PRECOCE.

Conséquences d'une éjaculation précoce au niveau du couple

Pour l'homme, l'éjaculation précoce est très souvent responsable d'un sentiment de honte vis à vis de sa partenaire, d’une démotivation progressive des rapports et d'une dévalorisation de sa propre image. En l'absence de traitement, l’évolution peut conduire à une impuissance psychologique, du seul fait des échecs répétés.

Pour la femme, l' EJACULATION PRECOCE ou PREMATUREE du partenaire entraînera également une démotivation des rapports, une absence d’orgasme et pourra évoluer vers une frigidité secondaire.

Pour le couple, l’évolution se fera vers une rupture de la communication affective, sensuelle, érotique, et conduira très souvent à une séparation.

Rappel de la physiologie de l'éjaculation

L'éjaculation se passe en deux temps :

Le premier temps, ou phase pré expulsive, correspond à la mise en tension du sperme dans les voies génitales postérieures. Cette phase est perceptible par l'homme, contrôlable et réversible.

Le deuxième temps est la phase expulsive, elle correspond à l'expulsion du sperme. Cette phase est incontrôlable et irréversible, car il s'agit d'un réflexe. On ne peut pas agir sur un réflexe qui s'est déclenché !

De cette physiologie découlera le traitement de l'éjaculation précoce.

 

Comment traiter une éjaculation précoce ou prématurée

 

De la physiologie de l'éjaculation, il en découle que le traitement de l'éjaculation précoce s'appliquera à la phase pré expulsive de l'éjaculation.

Il faudra apprendre :

Le traitement comportemental , non médical, que j'ai conçu pour vous est à base d'exercices, précis dans les moindres détails. Ces exercices, de difficultés progressivement croissantes, vous permettront, à votre rythme, étape par étape, d'aboutir à un contrôle de votre tension émotionnelle et de votre excitation. Vous apprendrez à faire durer longtemps cette période d'excitation qui précède le déclenchement du réflexe éjaculatoire.

Ainsi, progressivement, cette maîtrise de vous même vous permettra de décider du moment choisi pour éjaculer, en harmonie avec le plaisir de votre partenaire.

 

Efficacité du traitement de l'éjaculation précoce ou prématurée

 

Tout d'abord sachez qu'il n'y a pas de remèdes miracles (de type crème, pommade ou simples petits exercices) qui permettent de supprimer l'éjaculation prématurée ou précoce. Si ces traitements miracles existaient, nous le saurions tous, et l' EJACULATION PRECOCE aurait disparu des problèmes de sexologie. Cela vous évitera des dépenses inutiles !

Il n'y a aucune thérapie proposée par un sexologue sérieux qui soit à 100% de réussite ! Les mentions parfois indiquées "satisfait ou remboursé" ne concernent en fait que les deux premières étapes de la thérapie (les traitements étant envoyé étapes par étapes) mais pas le résultat final. Personnellement je préfère envoyer mon dossier complet, en une seule fois, car cela permet d'avoir une vue d'ensemble de la thérapie.

Toutes les thérapies proposées sur le Net (en dehors des crème miracles) sont basés sur les thérapies comportementales, c'est à dire sur des exercices à faire régulièrement chez vous à domicile. Les prix vont de 12 à 150 euros pour des exercices à peu près identiques. A vous de choisir celui qui vous semble le plus sérieux, en vous disant bien qu'un résultat dépend parfois de peu de choses : C'est la précision dans les détails qui feront qu'un exercice est réussit ou non !

Sachez enfin qu'une éjaculation précoce ne s'arrange jamais avec le temps, il est donc nécessaire d’entreprendre un traitement sérieux le plus tôt possible !

Le traitement que je vous propose, avec tous les détails et précisions possibles vous aidera, j'en suis persuadé, à résoudre votre EJACULATION PRECOCE ou PREMATUREE.

1) Est-ce une anomalie ?
L'éjaculation précoce, dite aussi prématurée, apparaît comme un trouble gênant, déconcertant et parfois rebelle.
On sait que, chez les êtres vivants, la durée de l'accouplement dépend de leur vulnérabilité à leurs ennemis prédateurs. Par exemple, très long chez les rhinocéros, qui ne craignent guère d'adversaires, très bref chez le cheval qui, dans la nature, est toujours aux aguets. Pour lui, l'accouplement serait un moment "à risque" s'il se prolongeait tant soit peu. Reste à savoir où se situe l'humain dans cette échelle de l'exposition au danger. Ainsi pourrait-on aussi bien affirmer qu'un rapport normal est un rapport bref et même très bref. Il demeure que nous ne sommes plus menacé par les ours de cavernes et autres bêtes féroces. Rien n'interdit de nos jours de prolonger le plaisir et de l'harmoniser dans le couple. Encore faut-il que, en chacun de nous, les structures réflexes qui gèrent la sexualité se mettent à jour des nouvelles conditions de vie de l'humanité. Mais cela n'est pas évident car rien n'est moins archaïque que notre physiologie sexuelle. Elle est même d'autant plus saine et satisfaisante qu'elle est plus naturelle, donc plus primitive.
 L' éjaculation précoce paraît indépendante de toute structure psychique, de tout problème de personnalité, même si elle finit par retentir sur le "moral" de la personne ou du couple.
Ou trouvera à la fin de cette page les données mises en avant par certains psychanalystes.
 
2) Peut-on se débrouiller seuls ?
Existe-t-il des "petits moyens" pouvant améliorer la situation du couple ? Ce problème sexuel étant des plus courants, nombre de personnes ont appris d'elles mêmes à atténuer ou surmonter cette difficulté. Voici comment.

* A l'homme on dira de se masturber fréquemment, en particulier avant une rencontre (une heure avant si possible). C'est une idée fausse que la masturbation ait pu favoriser la précocité de l'éjaculation. En se masturbant, il peut en profiter pour aller dans le sens d'une "rééducation". Pour cela il se contraindra à s'arrêter juste avant l'éjaculation, lorsqu'il la sent venir. Puis il reprendra quand l'excitation s'est calmée. Il pourra recommencer ce cycle et même comprimer le gland (voir plus loin).

* Pendant le rapport sexuel, et si l'éjaculation n'est pas extrêmement précoce (et donc lui en laisse le temps) il arrêtera ses mouvements dès qu'il sent venir la jouissance. A ce moment, sans porter le regard sur sa partenaire, il faut penser à autre chose qui ne soit pas érotique. Le choix ne manque pas : pensez à un problème au travail (mais pas à la secrétaire) à votre percepteur, à la facture du garagiste, ou encore à vos échéances d'emprunt, en Euros ou en Francs..., et à défaut d'idées, comptez à l'envers...

Mais ce ralentissement fait un peu débander. Il peut donc gêner la partenaire et la décourager parce que sa propre excitation n'est plus soutenue alors qu'elle sentait venir son orgasme.

Pour celles qui possèdent une certaine maîtrise de leur érotisme, il n'est pas impossible de s'adapter à ce rythme : il faut surtout que la femme arrête ses propres mouvements et reste silencieuse lorsqu'elle sent qu'il se retient.

Mais s'il "décharge" avant qu'elle ait joui, il est bon qu'elle se masturbe aussitôt pour parvenir à l'orgasme pendant qu'il est encore dans elle.

Il en résultera toujours un plaisir acquis qui aidera utilement à surmonter frustration et ressentiment.

* Quand les circonstances le permettent, un deuxième rapport assez rapproché est souvent moins rapide. Il sera moins excitant pour l'homme mais la femme trouvera plus de possibilité de jouir. Cela a conduit des couples vers une harmonisation.

* Mais surtout, beaucoup ont découvert que l'éjaculation dépend des positions et des moments de la journée où l'on fait l'amour.

- Si les partenaires s'accordent sur certaines positions ils découvriront la possibilité de pénétrations très durables. Il faudra les privilégier (la femme dessus par exemple) même si elles ne conduisent pas toujours à l'orgasme simultané.

- Le moment de la journée est aussi important, mais ici l'harmonie est parfois plus difficile à atteindre car l'un peut être du soir et l'autre du matin. L'éjaculation est souvent moins rapide le matin alors que la partenaire se sent naturellement réfractaire à cette heure. Si cela peut être surmonté un bénéfice peut être espéré.

* Ne pas oublier enfin que l'on a pu simplement conseiller l'usage d'un préservatif qui a ici l'avantage de diminuer l'excitation directe sur le gland. A ce sujet ne craignez pas d'aller dans un sex-shop, souvent mieux mis à l'aise que dans un cabinet médical, vous demanderez des préservatifs ou des crèmes retardantes. Ca peut rendre service.

Mais, de toutes les façons, faites très souvent l'amour. L'un apprendra à faire durer et l'autre à jouir très vite.

* En pratique, le plus grand obstacle est dans la difficulté d'en parler, aussi bien entre les partenaires qu'avec un thérapeute. L'absence de parole laisse grandir frustration et rancoeur. Mais ne culpabilisez pas : cette difficulté de parole est normale et saine dans le domaine de la sexualité. Au fond c'est cela qu'il faut quand même surmonter, souvent avec l'aide d'un tiers. Sachez que les sexologues sont là pour ça. Très habitués, ils vous mettront à l'aise plus vite que vous ne pensez.

 
 
 * enfin pour Madame, si votre couple souffre de l'éjaculation précoce de votre conjoint, vous serez attentive à ce qui a été écrit ci-dessus, position, moment choisi pour le rapport. Mais dans certains cas, il sera important de "doper" votre propre érotisme afin de ne pas être "à la traîne". Les sex-shops ou la presse vous renseignent sur les moyens aphrodisiaques. Mais, pour celles qui hésitent, il ne faut pas oublier que la masturbation vous fait découvrir les gestes, les caresses qui produisent le plus de sensations, et plus rapidement..La masturbation vous fait perfectionner la connaissance de votre réactivité sexuelle; ce qui est encore plus important dans ces cas.
Avec la main ou un vibro-masseur, considérez-la aussi comme une exercice destiné aux muscles de la sexualité. Faites-le en vous concentrant sur votre propre plaisir, faites de même pendant l'amour et essayez de convaincre aussi votre partenaire de ne pas se préoccuper de vous pendant l'acte. Se masturber sera évidemment encore plus utile pour les femmes qui ont du mal à jouir.
 
3) PREPARATION PSYCHO-SEXUELLE
 

Voyons maintenant les techniques psychosexuelles :

 
* La préparation psychosexuelle complète ce que l'on vient de dire par la compression de la verge réalisée en couple.
* Nous ajoutons à ce chapitre une technique respiratoire, assez bien conçue, dont vous trouverez la description par son auteur et qui peut donner de bons résultats pour les personnes qui parviennent à la pratiquer.
 
 ***** LA METHODE DU CONTROLE SENSITIF *****
 
Texte d'après l'ouvrage des Docteurs SWANG et ROMIEU:
"Précis de thérapeutique sexologique" Ed. MALOINE Paris 1989.
 
Pour aborder cette rééducation il est essentiel de la transformer en RENCONTRE AMOUREUSE. Pour que chacun l'aborde dans la détente, il faut en prévoir le moment. Ne risquez pas d'être importunés par les enfants (attendez qu'ils soient à l'école ou au lit), ni par le téléphone (débranchez-le), ni par un problème non réglé de la journée. Cherchez à faire le vide dans votre esprit en chassant de votre pensée toute préoccupation (la liste des courses, l'amie à appeler absolument demain, sans parler des impôts...). Bref, écartez résolument tout facteur inhibant votre vie érotique. Préalablement prenez un bain, ou une douche, leurs effets relaxants vous rendrons disponible pour ce moment que vous consacrerez à votre affection réciproque.
La posture de cette méthode n'est pas difficile à prendre, votre compagne doit s'asseoir confortablement, le dos appuyé contre la tête du lit, les membres inférieurs à plat ou légèrement fléchis. Vous devez vous allonger devant elle sur le dos, la tête vers le pied du lit; il faut passer chacune de vos cuisses par dessus celles de votre partenaire. Elle a ainsi sous les yeux et sous la main l'ensemble des organes génitaux.
 
 
Une fois cette position acquise votre femme doit obtenir une érection en caressant la verge d'une main, le bas du ventre et la région des fesses de l'autre. Vous devez obtenir une érection complète. Celle-ci suppose:
- un membre raidi et très ferme,
- la couronne du gland dégagée, méat urinaire entrouvert, le gland prend une couleur violacée signifiant l'afflux sanguin.
 
 
Pendant ces manoeuvres, ne pas hésiter à communiquer par le regard et a PARLER, l'homme précisant à la femme le moment ou il se sent en érection complète, la femme apprenant ainsi à la reconnaître et visuellement et au toucher.
Une fois l'érection complète acquise, l'épouse doit effectuer une compression du gland, en appliquant la pulpe du pouce contre le frein de la verge, tandis que les autres doigts se posent de part et d'autre de la couronne du gland, sans donner de coup d'ongle, sans pincer.
 
La pression doit être vigoureuse, et maintenue pendant 2 à 3 secondes.
Votre conjoint peut lui-même montrer le degré de compression que son sexe peut enregistrer sans problèmes. En raison de la faible innervation douloureuse de la verge érigée, cette manoeuvre N'EST PAS DOULOUREUSE. Elle entraîne habituellement une diminution de l'érection, CE QUI MARQUE L'EFFICACITE DE LA MANOEUVRE.
Après quelques instants de repos, la femme reprend ses caresses pour obtenir à nouveau une érection complète, sur laquelle elle recommence la compression. Ce jeu alternant de caresses et compressions peut durer de nombreuses minutes, jusqu'à ce que l'homme ne ressente plus le besoin éjaculatoire, tout en gardant une érection solide. Dès la deuxième séance, votre épouse aura appris à reconnaître vos réactions, sachant quand il faut caresser et quand il faut comprimer.
En général en fin de séance, l'érection s'affaisse spontanément. Si le besoin s'en fait sentir, et SEULEMENT EN FIN DE SEANCE l'homme PEUT procurer des orgasmes à sa partenaire, mais ceux-ci doivent être obtenus en dehors de toute pénétration ou de contact avec la verge. De même, si un besoin trop pressant d'éjaculation persiste elle sera obtenue dans la main ou dans la bouche. 
 
Durée de la séance:
Elle peut durer dix à vingt minutes sans éjaculation. Il est utile de conserver la notion du temps sans pour autant s'obnubiler sur les aiguilles du réveil. Le plus agréable des repères temporels consiste à choisir le morceau de musique favori dont on ajuste la durée au temps prescrit.
Cette première partie du programme devra être suivie une quinzaine de jours.
 
**** CONTROLE SENSITIF INTRA-VAGINAL ****
 
Texte d'après l'ouvrage des Docteurs SWANG et ROMIEU:
"Précis de thérapeutique sexologique" Ed. MALOINE Paris 1989.
  
Vous devez vous installer comme précédemment, et votre épouse appliquer la compression deux ou trois fois. Lorsque vous sentirez votre érection stable, sans besoin d'éjaculation immédiat, vous l'indiquerez à votre partenaire. Elle désenclavera alors ses cuisses, et s'accroupira sur la verge, l'introduisant elle-même pour adopter la posture d'Andromaque. Si la mouillure vaginale est insuffisante, il faut recourir à l'onction salivaire.
La verge introduite, le couple n'effectue aucun mouvement si ce n'est, de temps à autre, une petite poussée pelvienne de l'homme pour entretenir l'érection. Le but à atteindre est de faire durer le plus longtemps possible la conjonction coïtale sans éjaculation. Si vous sentez monter le besoin éjaculatoire, vous l'indiquez à votre femme, qui se dégage rapidement et effectue une ou deux compressions du gland. Elle reprend ensuite la posture coïtale.
La séance peut durer ainsi dix à vingt minutes sans que l'homme éjacule.
L'ambiance doit être soignée comme précédemment,
Cette seconde phase doit être maintenue une semaine.
 
 

L'éjaculation Prématurée : autre technique de contrôle d'éjaculation

 
Merci à Laurent d'avoir tenu à vous faire partager son expérience et sa technique de contrôle.
 
Technique de base et entraînement.
Cette technique est basée sur la respiration et suppose un entraînement préalable. La technique respiratoire en elle-même est assez simple. Respirez lentement par le nez en gonflant le ventre puis la cage thoracique. Ensuite, expirez par la bouche en dégonflant le ventre puis la cage thoracique. Attention de ne pas prendre trop d'air car vous risqueriez d'avoir le tournis. Ce n'est pas le but de la manoeuvre. Respirez normalement en vous concentrant sur le mouvement de votre corps. Vous ressentirez peut-être une petite démangeaison au niveau du cerveau. Cet effet secondaire devrait disparaître assez vite pour laisser place au calme.
Chaque soir, avant de vous endormir, pratiquez cet exercice allongé sur le dos dans votre lit pendant environ deux ou trois semaines. Je ne saurai trop préciser la durée de l'exercice en lui même, mais un bon ¼ d'heure me semble bien. En fait, pratiquez cet exercice jusqu'à ce que vous en ayez assez.
Une fois votre respiration maîtrisée, passez à le seconde phase de l'entraînement : la masturbation. Eh oui ! Il faut en passer par là. Après vous être concentré sur votre respiration pendant 5 à 10 minutes, masturbez-vous doucement. Dès que vous sentez l'éjaculation arrivée, arrêtez-vous et concentrez-vous de nouveau sur votre respiration et ainsi de suite. Au bout d'un certain temps, vous devriez pouvoir durer plus longtemps et de plus en plus longtemps. Quand vous pourrez vous masturber sans éjaculer, faites appel à vos fantasmes pour vous mettre en situation. Si une éjaculation risque à nouveau de venir, arrêtez-vous, respirez plusieurs fois avant de reprendre votre masturbation. Quand vous réussirez à vous maîtriser, vous pourrez passer à la mise en pratique.
 
 Mise en pratique durant les rapports amoureux.
 L'éjaculation précoce provient souvent d'une surexcitation. A moins d'un problème physique, c'est avant tout un problème psychologique. On se laisse déborder par le désir et l'excitation. Le type de respiration que je vous aie proposé devrait permettre de vous calmer. Il s'agit de dévier votre esprit de votre pénis vers vos organes respiratoires (le ventre et les poumons).
 Durant les préliminaires, pensez à respirer selon la technique citez plus haut. Faites durer les préliminaires et les caresses. Retardez au maximum, le moment périlleux de la pénétration afin de retrouver votre calme. En plus votre partenaire devrait apprécier cette délicieuse attente.
 Au moment de la première pénétration, il peut arriver que vous sentiez une éjaculation arrivée. Revenez à la case préliminaire, prenez tout votre temps, vous n'êtes pas pressé. Un bon petit cunnilingus, un petit doigté et des caresses permettront à votre partenaire de patienter. Pendant ce temps reprenez votre calme avant une nouvelle pénétration et concentrez-vous sur le plaisir de votre partenaire. C'est aussi l'une des choses auquel il faut penser : le plaisir de l'autre. Plus vous vous concentrerez sur le plaisir de votre amie, plus vous oublierez le votre et moins vous risquerez une éjaculation non désirée. En plus, cet arrêt provoquera un petit sentiment de frustration chez votre partenaire qui n'attisera que mieux son désir. Lors de la " bonne " pénétration, allez-y doucement dans les vas et viens et surtout continuez de respirer selon la technique.
 
 Le petit problème de ce contrôle est de revenir " au mode éjaculatoire ". A trop vouloir se contrôler, il est parfois difficile de se remettre dans la peau d'un éjaculateur. Pour cela il faut reprendre une respiration beaucoup plus saccadé et des mouvements plus rapides.
Il se peut que cette technique ne marche pas du premier coup. Mais comme une soirée ne comporte pas qu'une seule étreinte, recommencez à l'étreinte suivante. Normalement cela devrait marcher car vous serez nettement moins excité.
Vous trouverez un complément d'infos sur les pages :

 

4) Moyens médicamenteux
 

* Le traitement médicamenteux donnera de meilleurs résultats après une préparation psychologique du couple si cela est possible. Si la méthode du contrôle sensitif n'a pas déjà été entreprise, nous la conseillons vivement en préalable à l'usage des médicaments indiqués qui seront prescrits par votre médecin. 

 
Plusieurs médicaments sont actuellement utilisés dans les cas d'éjaculation précoce.
L'Anafranil (habituellement utilisé comme anti-depresseur) d'un maniement commode dans cette indication mais dont les résultats ne sont pas constants.
Le Melleril qui est rarement sans efficacité mais dont l'administration doit être préparée en raison d'effets secondaires transitoires et mineurs.
 

Note : le Melleril vient d'être retiré du marché par le laboratoire fabricant sous le motif de danger potentiel. Si cela est vérifié, il était temps ! car il était utilisé dans d'autres indications depuis plus de 30 ans...

 
L'usage de l'Anafranil est connu et le médecin traitant conduira le traitement sans difficulté (en général 1 comprimé Anafranil 25 le soir).

D'autres molécules sont actives, dont le Prozac et le Zoloft à faibles doses. Ces médicaments semblent agir en atténuant la réflectivité sexuelle en général.

Après deux mois à trois mois de traitement, l'éjaculation précoce disparaît souvent de façon définitive surtout si une action psychothérapeutique aide le patient (et le conjoint) dans la réception et l'acceptation du plaisir.
 

Attention : ces médicaments ne peuvent être délivrés que sur ordonnance.

Pour des raisons qu'elle devrait mieux expliciter, la Société française de sexologie paraissait jusqu'alors obstinément opposée à toute correction médicamenteuse de l'éjaculation précoce. Mais dans une "directive" de 2002 ladite Société préconise enfin leur prescription, reconnaissant une efficacité connue, et heureusement utilisée, de longue date.

  
Note.- que disent certains psychanalystes ?
L'éjaculation prématurée est raccordée par eux à la notion de fantasmes négatifs. La notion de fantasmes est maintenant popularisée : il s'agit de cette imagerie mentale qui sert de balise à notre vie érotique quand la parole n'est plus de mise, c'est à dire dans les moments actifs de notre vie amoureuse (voir parade amoureuse). Ils sont donc indispensables. Chacun a son cinéma qui se construit au hasard de sa découverte de la sexualité.
Les fantasmes négatifs seraient constitués ou accompagnés d'images "menaçantes" qui, si elles n'empêchent pas le désir, inciteraient à "faire vite", l'abréger au maximum pour éviter un danger.
Voila qui nous renvoit, au fond, au premier paragraphe de cette page, mais pour ces analystes le danger viendrait d'images (inconscientes) de vagins dentés, de vagins-vampires tous prets à vider l'homme de sa substance. Si nous admettons que ces images existent et sont actives dans l'inconscient des éjaculateurs précoces, on peut conclure :
- soit, dans l'hypothèse psychanalytique, qu'elles sont effectivement à l'origine de la peur, ce qui légitime les psychothérapies,
- soit, dans l'hypothèse socio-biologique, qu'elles viennent thématiser l'angoisse ancestrale de l'époque où la vie sauvage imposait de faire vite pour perpétuer l'espèce.

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